Navigation | Non à la Cruauté !

Pages

Categories

avril 20, 2011

Chasse au bébé phoque, à la canadienne - Plus ça change, plus c’est pareil !

Chasse au bébé phoque, avril 2011-Terre-Neuve Canada

 

Nouvelles preuves : Vera Weber de la Fondation Franz Weber filme des images cruelles de la chasse aux phoques canadienne

 

Terre-Neuve, Canada, 14 avril 2011 – « La brutalité est choquante. » Le choc qu’elle vient de vivre, se lit sur le visage de Vera Weber, directrice de campagne de la Fondation Franz Weber. « Rien n’a changé concernant la chasse aux phoques canadienne depuis que je suis venue ici en 2006 et 2008. Aujourd’hui comme hier, il n’est pratiquement pas possible d’observer un animal qui soit mort aussitôt après avoir été tiré. La plupart des phoques bougeaient encore, après qu’une ou plusieurs balles les aient touchés, poursuit la fille de Franz Weber. « Les animaux souffraient visiblement de douleurs inconcevables et se roulaient dans leur sang, lorsqu’ils ne tombaient pas dans l’eau et se noyaient. » Ce que Vera Weber a dû constater aujourd’hui, montre une fois encore clairement, que la chasse aux phoques ne peut pas être et ne sera jamais humaine. Infimes morceaux de glace, vent fort, houle élevée, bateaux de chasse tanguant fortement : tout est en mouvement.

« De cette manière, comment un bébé phoque de 3 semaines qui essaye de s’échapper, peut-il être abattu de manière précise ? La réponse se trouve dans les images choquantes, que je rapporte en Suisse. » C’est seulement après plusieurs minutes de lutte contre la mort que les bébés phoques ont été attrapés par les chasseurs et tués à coups de gourdins.

Ces scènes ne se sont pas déroulées sous les yeux de Vera Weber sur une couverture de glace compacte, mais sur une sorte de nappe de glace désagrégée. La plus grande partie de la mer est déjà dégelée. « Je n’ai encore jamais vu si peu de glace ici à cette saison. » Pour les phoques du Groenland, c’est une catastrophe. Ils ont besoin d’îlots de glaces larges, compacts et épais, pour mettre au monde leurs petits. Ces îlots de glace manquent ce printemps presque partout. La conséquence: beaucoup de mères phoques doivent donner naissance à leurs petits en pleine mer, dans laquelle ils se noient aussitôt.

Ce qui se passe actuellement sur la côte est du Canada a également des liens avec la Suisse. En effet, l’interdiction d’importer des produits de phoques est entrée en vigueur en été 2010 en UE, grâce notamment au travail de la Fondation Franz Weber au Canada et au Parlement de l’UE.

Depuis 2008, la Fondation Franz Weber fait un lobbying intensif avec OceanCare en faveur d’une interdiction d’importation et de commerce pour les produits de phoques aussi en Suisse. En automne 2010, ce projet a échoué de manière totalement incompréhensible face à la résistance du Conseil des Etats.

La petite chambre politise ainsi totalement à côté du peuple. Une enquête de l’institut GFS-Zürich à la demande de la Fondation Franz Weber a montré en effet, que 89 pour cent des personnes interrogées a un œil critique jusqu’au rejet total sur la vente ou le commerce de produits de phoques. «Et ceci sans la mention des méthodes de chasse!» souligne Vera Weber. Si on site les actuelles méthodes de chasses brutales, le rejet total du commerce des produits de phoques en Suisse grimpe à 97 pour cent.

« L’exigence est claire comme de l’eau de roche : les Suisses ne veulent pas de produits de phoques », explique la directrice de campagne et témoin oculaire de la chasse aux phoques canadienne. « Face au réchauffement climatique et à la diminution de la biodiversité, ce massacre doit enfin s’arrêter. La Suisse peut y contribuer, si elle ferme son marché comme l’UE. » La Fondation Franz Weber s’occupera du travail de conviction pour y parvenir. Entre autres, grâce à l’équipe sur place, dirigée par Vera Weber, qui documente actuellement ce massacre.

Petition contre l’importation de produits de phoque:
www.ffw.ch/index.php?id=284

http://www.ffw.ch/index.php?id=284

La Fondation Franz Weber à Montreux, fondée en 1975 par Franz Weber, travaille pour le bien de la faune, de la nature et de l’humanité.-

  


Filed by non-a-la-cruaute at avril 20th, 2011 under Blogroll
No comments on this post yet

mars 26, 2011

Chasse au bébé phoque / Honte au Canada

Jeune «phoque du Groenland» terrorisé devant son bourreau

 Jeune «phoque du Groenland» terrorisé devant son bourreau

25 mars 2011- Le gouvernement canadien annonce une augmentation des quotas de bébés phoques dont la chasse sera autorisée cette année dans l’Atlantique.

Le ministère des Pêches et des Océans Canada a indiqué que le total autorisé des captures (TAC) passerait de 388 200 l’année dernière à 468 200 individus en 2011, soit une augmentation de 80 000. 

Si l’on ajoute à ce chiffre monstrueux, tous les bébés phoques qui seront blessés (donc perdus), donc non comptabilisés dans les statistiques gouvernementales, on peut facilement parler d’un demi-million d’animaux sauvages innocents, incapables de se défendre, ni même de s’échapper, qui seront impitoyablement massacrés par des brutes armés d’hakapiks. Tout cela, uniquement pour le poignon que la peau de ces petits martyrs pourra rapporter à l’industrie de la fourrure.  Un massacre gigantesque qui n’a évidemment rien à voir avec une chasse de subsistance.

Un massacre honteux pour un pays comme le Canada qui se targue pourtant d’être un pays riche, moderne et «civilisé» !

   
 Chasse au phoque Gris, à la Canadienne…

 Jeune «phoque Gris» terrorisé devant son bourreau

Filed by non-a-la-cruaute at mars 26th, 2011 under Blogroll
No comments on this post yet

mars 22, 2011

Chasse au bébé phoque, à la canadienne…

21 mars 2011 

 Faute de glace, les bébés phoques se noient

En 2007, le gouvernement canadien estimait à 300,000 le nombre de phoques qui s’étaient noyés. Mais, en dépit  de ces centaines de milliers de blanchons et de jeunes phoques qui se noient en raison du manque de glace depuis quelques années, la chasse commerciale au bébé phoque 2011, aura lieu telle que prévue. Le massacre doit d’ailleurs débuter le 3 avril 2011. 

Je vous invite à consulter ces liens pour mieux comprendre la chasse au bébé phoque, à la canadienne

Le 4 janvier 2011, la Humane Society International demande l’annulation de la chasse 2011

http://www.hsi.org/world/canada/news/releases/2011/01/cancel_canada_seal_slaughter_010411.html  

Le 12 janvier 2011, le Canada signe une entente bilatérale avec la Chine qui lui permettra d’exporter en Chine des produits tels que la viande et l’huile de phoque

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2011/01/12/012-phoque-chine-canada.shtml

Le 12 janvier 2011 – La sénatrice Céline Hervieux-Payette accueille avec enthousiasme la décision de la Chine d’ouvrir son marché aux produits de la mer canadiens dont les produits dérivés du phoque et déclare: « Les extrémistes végétariens qui veulent nous faire croire que le phoque est utilisé seulement pour sa fourrure sont une nouvelle fois désavoués par le plus grand marché du monde des produits de la mer. En plus de la fourrure, la Chine va découvrir notre excellente viande et huile de phoque canadien ». La sénatrice Hervieux-Payette souhaite désormais que le gouvernement du Canada facilite la promotion des produits du phoque auprès des consommateurs chinois.

http://www.forumdessenateursliberaux.ca 

27 janvier 2011- Unanimité sur les orientations de gestion 2011- L’industrie canadienne de la chasse au phoque réclame un rehaussement, à plus de 400 mille têtes, du quota annuel des phoques du Groëndland, ainsi que 200 milles phoques Gris. L’Association des chasseurs de phoque des Îles en profite également pour revenir à la charge et réclamer une boîte noire à bord des hélicoptères des détenteurs de permis d’observation de la chasse. Son président, estime que c’est la seule façon de contrôler les groupes abolitionnistes qui en profitent pour nuire aux activités d’abattage. D’autre part, les chasseurs Madelinots demandent au ministère fédéral d’uniformiser l’application de ses règlements concernant les permis temporaires de chasse émis auprès des jeunes de la relève. De plus, les Madelinots demandent à Pêches et Océans l’autorisation de de chasser leur quota sur le Front, au large de Terre-Neuve, lorsqu’il y a absence de glace dans le Golfe

 http://www.cfim.ca/accueil/

Le 2 février 2011, tandis que le Parti vert du Canada dénonce l’entente sur l’exportation des produits du phoque conclue entre le Canada et la Chine, le Bloc québécois demande aux verts d’éviter de tomber dans le piège de la désinformation
 http://finances.ca.msn.com/actualites/rc-article.aspx?cp-documentid=27744416

2 février 2010- Les ministres des Finances du G7 se réunissent dans le Grand Nord canadien et se «forcent à manger du phoque cru»…  

   http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/02/768199-G7-dans-le-Grand-Nord-canadien-traineaux-a-chiens-et-viande-de-phoque-crue.html

Le 11 février 2011, la ministre fédérale des Pêches et des Océans annonce que son gouvernement a déposé une plainte officielle à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant l’embargo de l’Union européenne sur les produits de la chasse aux phoques.

http://nouvelles.sympatico.ca/national/chasse_aux_phoques_le_canada_conteste_lembargo_europeen_devant_lomc/f08a1d15

Le 16 février 2011 – La sénatrice Céline Hervieux-Payette réaffirme sa solidarité avec tous les chasseurs de phoque Canadiens et se réjouit qu’un recours officiel soit désormais déposé par le Canada devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en contestation du boycott européen des produits dérivés du phoque.
http://www.liberalsenateforum.ca
 

Le 17 février 2011- Dans le cadre d’une soit-disant chasse «scientifique», le chercheur Mike Hammill, de l’Institut Maurice Lamontagne à Québec vise la «récolte» de 200 échantillons d’estomacs, pour approfondir les connaissances sur la diète des mammifères.
Selon lui, la population de phoques gris de l’Atlantique, est tenue responsable du non-rétablissement des stocks de morue. Pêches et Océans Canada investit 60 mille dollars dans le projet de recherche de Mike Hammill, lequel inclut le «prélèvement» d’un échantillonnage de 100 estomacs de phoques Gris au Cap Breton.

http://www.cfim.ca/accueil

Le 22 février 2011- Des armes de petits calibres sont testées sur des bébés phoques Gris

http://www.capebretonpost.com/News/Local/2011-02-20/article-2258685/Lowcalibre-bullets-to-be-tested-during-seal-hunt/1

Le gouvernement canadien autorise l’abattage de 60.000 phoques Gris pour 2011. Cela équivaut à environ 80% des phoques Gris nés cette année. Le premier abattage a lieu lieu dans la zone naturelle protégée de Hay Island, en Nouvelle-Écosse. Des phoques Gris sont également abattus aux Îles-de-la-Madeleine (Québec).

 http://www.antisealingcoalition.ca/http://video.humanesociety.org/video/629262638001/Channels/602022756001/Latest-Videos/803732602001/Grey-Seal-Hunt-2011-Hay-Island/ 

Le 17 mars 2011- Le gouvernement norvégien projette de se joindre au gouvernement canadien pour condamner l’embargo européen sur la vente des produits dérivés du phoque.
http://www.embassymag.ca 

La ministre Shea se réjouit de la décision de la Norvège de contester devant l’Organisation mondiale du commerce l’interdiction sur les produits du phoque par l’Union européenne 

http://www.thepressreleasewire.com/client/hrnews/release_fr.jsp?actionFor=1412176  


16 mars 2011- En raison du mauvais état  de la banquise dans le sud du golfe du Saint-Laurent (Québec), Pêches et Océans Canada prévoit qu’une forte proportion des blanchons mourront avant le début de la chasse, à la fin mars


http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2011/03/15/008-blanchons-banquise-mortalite.shtml  


 En mars 2011, les chasseurs de phoques canadiens demandent  des dons afin de faire annuler l’embargo des produits du phoque dans l’Union européenne 

http://www.sealsandsealing.net/ftfs.php?id=fr 


  Le 10 mars 2010-Des politiciens canadiens consomment de la viande de phoque dans le restaurant du parlement canadien, afin de manifester leur solidarité envers les chasseurs de phoques.

 http://www.tdg.ch/parlementaires-mangeront-phoque-defier-ue-2010-03-09 

27 mai 2010- Le ministère des Pêches et des Océans du Canada envisage de réduire la population de phoques gris en Atlantique de deux façons. Il estime que 300 000 phoques gris se trouvent dans cette région et qu’ils nuisent à la croissance du stock de poissons de fond. Des consultants proposent à Ottawa de concentrer ses efforts autour de l’île de Sable, au large de la Nouvelle-Écosse, où se reproduisent environ 80 % des phoques de cette zone. Les spécialistes proposent d’administrer des vaccins contraceptifs à 15 000 femelles chaque année pendant cinq ans ou d’abattre environ 100 000 bêtes, puis 120 000 de plus par année pendant les quatre années suivantes. Quant aux milliers de carcasses qui résulteraient de ce programme, le rapport suggère de les incinérer.
http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2010/05/27/001-NE-phoque-gris.shtml 

26 août 2010- En guise de solidarité avec les abatteurs de dauphins Japonais, le président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine (Québec), Denis Longuépée, participe au 19e Congrès de la Commission des mammifères marins de l’Atlantique Nord (NAMMCO) qui se tient aux Iles Féroé. Il affirme: « Ces gens-là sont comme nous autres, ils savent qu’ils ont besoin de tous les revenus imaginables.  Que ce soit pour la chasse aux phoques ou la pêche, c’est un tout qui fait leur rémunération à la fin de l’année. »

http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2010/08/23/004-phoques_NAMMCO_congres.shtml

11 jan. 2010- L’honorable Gail Shea, ministre des Pêches et des Océans,  entame une visite  en République populaire de Chine. Cette visite fait suite à celle du du premier ministre canadien Stephen Harper au début de décembre dernier, visant à améliorer et à accroître la relation qu’entretiennent le Canada et la Chine. 

http://www.marketwire.com/press-release/La-ministre-Shea-en-Chine-pour-promouvoir-lindustrie-canadienne-de-la-peche-et-du-phoque-1099668.htm

Le 18 février 2009 – L’Institut de la fourrure du Canada (IFC) joue un rôle prépondérant dans l’organisation d’une  chasse au phoque Gris qui s’est déroulée sur l’île Hay, en Nouvelle-Écosse, en vue de recueillir des «données scientifiques» sur les «méthodes de bien-être» en ce qui a trait à la chasse au phoque et d’aider à trouver des débouchés pour les produits du phoque Gris.

http://www.fur.ca/view_news.php?id=125

Le 28 mai 2009- Après avoir dégusté du coeur de phoque cru lors de sa visite dans le Grand Nord canadien, la Gouverneure générale du Canada part à la chasse aux phoques. 

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2009/05/20090528-074510.html 

Le 18 août 2009- Le premier ministre canadien Stephen Harper profite de son passage à Iqaluit pour manger de la viande de phoque crue en compagnie de certains de ses ministres.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2009/08/18/001-cannor_iqaluit.shtml

Le 23 septembre 2009- Le gouvernement canadien n’a pas l’intention d’interdire les importations de fourrure de chat et de chien en provenance de la Chine, de peur de voir une telle décision miner sa position face aux pays qui ont choisi d’interdire l’importation des produits de la chasse au phoque.

http://www.thedailyplanet.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1702:angelo-elia&catid=28:commentary&Itemid=268

En août 2009- En guise de solidarité envers les chasseurs de phoques de Namibie, des sénateurs canadiens et leurs personnels font une visite-éclair de deux jours en Namibie pour s’offrir un spectacle indécent sur les plages de ce pays. Ils assistent et applaudissent au massacre cruel des bébés phoques à fourrure d’Afrique du Sud.

http://www.chasse-aux-phoques.com/massacre-otaries-namibie.html

http://www.blog-les-dauphins.com/massacres-dauphins-iles-feroe/

En mai 2009, en raison de la cruauté de la chasse canadienne commerciale au phoque, les députés du Parlement européen adopte un règlement qui interdit désormais aux pays membres de l’Union européenne toute commercialisation ou importation des produits issus de la chasse commerciale au phoque, tout en octroyant une exception aux peuples autochtones.

Cette vidéo a été filmée par la HSUS lors d’une chasse canadienne commerciale au phoque.

Fortement déconseillée aux enfants de moins de 18 ans.

Filed by non-a-la-cruaute at mars 22nd, 2011 under Blogroll
No comments on this post yet

janvier 14, 2011

Viande de phoque empoisonnée exportée en Chine

Chasseur canadien de bébés phoques  

Le  Canada et Pékin viennent de conclure une entente bilatérale qui va dorénavant permettre d’exporter en Chine, des produits du phoque tels que la peau, la viande, l’huile, les valves cardiaques, les pénis…   

 Massacre des bébés phoques au Québec et au Canada anglais 

Le Canada espère ainsi compenser les pertes subies par cette industrie depuis que l’Union Européenne a, en raison de sa cruauté, imposé en juillet 2009 un embargo unilatéral sur les produits dérivés de la chasse aux phoques.

Mis à part les Inuits, très peu de gens se nourrissent de viande de phoque et pour cause: Plus de 200 composés dangereux ont été détectés chez les habitants du Grand Nord qui consomment cette viande. En effet, le corps des habitants de l’Arctique, et notamment celui des Inuit du Groenland, contient la plus grande concentration de produits chimiques et de pesticides industriels jamais trouvée chez un être humain, où qu’il vive. Les quantités sont tellement énormes que le lait maternel et les tissus cellulaires de certains Groenlandais pourraient être classés comme déchets toxiques.

En autant que cela lui rapporte de l’argent dans ses coffres, le Canada est prêt à tout pour continuer de perpétrer son abominable massacre annuel de centaines de milliers de bébés phoques, même à empoisonner ses partenaires Chinois !

Obtenir des résultats pour les chasseurs de phoques canadiens

12 janvier 2011

Filed by non-a-la-cruaute at janvier 14th, 2011 under Blogroll
No comments on this post yet

décembre 31, 2010

Fourrure empoisonnée

Non seulement l’industrie de la fourrure est elle une industrie extrêmement cruelle pour les animaux et polluante pour notre environnement, mais en plus elle est toxique pour la santé humaine.     

Une étude commandée par EcoAid et Four Paws a démontré que les articles de mode confectionnés en fourrure animale sont fortement contaminés par des produits chimiques toxiques.  En effet, des articles de fourrure provenant de divers fournisseurs ont été testés par un laboratoire spécialisé et les résultats contredisent clairement les déclarations faites par  l’industrie de la fourrure qui soutient dans ses publicités que «la Fourrure est Verte».  

Le document détaillé intitulé «Poison dans la fourrure» met en évidence des taux alarmants de produits dangereux pour la santé humaine: Presque toutes les fourrures qui ont été analysées (vison, chien viverrin, renard) étaient contaminées de façon importante par des produits chimiques tels que le formaldéhyde, les NPEO (nonylphénols éthoxylés), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les paraffines chlorées.  De plus, l’étude confirmait que les valeurs limites légales et les normes de l’industrie en vigueur étaient souvent largement dépassées. Les vêtements pour enfants se sont avérés particulièrement toxiques. 

Non, la fourrure n’est pas «Verte», elle est «Rouge» !  

Substances contenues dans les fourrures qui ont été analysées

Filed by non-a-la-cruaute at décembre 31st, 2010 under Blogroll
No comments on this post yet

décembre 26, 2010

Fourrure - Non à la cruauté !

Coyote piégé au colletJoyeux Noël

La carte de Noël  que le député Libéral Justin Trudeau a fait parvenir à ses électeurs et sur laquelle sa famille et lui figurent tous vêtus de manteaux ornés de cols de fourrure de coyote a provoqué la colère de nombreux groupes de défense des animaux.  L’intérieur de la carte de voeux de M. Trudeau indique: «Pendant la saison des Fêtes, célébrons ce qui est le plus important, en nous entourant d’amour et de chaleur».  Dans une lettre qu’elle a adressée à Justin Trudeau, PETA, l’association américaine pour un traitement éthique des animaux  déplore le choix de M. Trudeau et indique que «c’est une bien macabre façon de célébrer la Paix sur Terre.» PETA a aussi accusé les trappeurs d’avoir pris ces coyotes à l’aide de pièges à patte.

De son côté, Canada Goose, la compagnie canadienne qui confectionne ces manteaux affirme quant à elle sur son site Internet qu’elle traite les animaux avec respect, ainsi que l’environnement. Ça n’est pas la première fois que l’industrie de la fourrure se targue de traiter les animaux avec respect, même si dans la réalité, il en est bien sûr tout autrement:

Jeune coyote piégé

 Au Québec et dans le Canada anglais, les pièges utilisés pour capturer les coyotes ne sont pas des pièges mortels. Ces animaux et d’autres encore, sont capturés à l’aide de collets, ou de pièges à patte, et, lorsque ces animaux sont retrouvés vivants, ils sont abattus par les trappeurs de diverses méthodes toutes aussi cruelles les unes que les autres.  

Coyote pris au piège

En décembre 1997, afin que ses exportations de fourrures puissent se poursuivre, le Canada a signé un accord sur des normes internationales de piégeage sans cruauté (ANIPSC) qui prévoyait qu’à partir de 2007, les pièges à pattes à mâchoires seraient interdits, mais à ce jour, l’industrie de la fourrure canadienne n’applique toujours pas cet Accord à tous les animaux sauvages et des tests de torture sont toujours en cours sur des animaux vivants. Selon  Ressources Naturelles et Faune Québec  «Pour les coyotes et d’autres animaux sauvages, l’obligation d’utiliser uniquement des pièges certifiés en vertu de l’Accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté n’est pas encore en vigueur. La date d’entrée en vigueur sera connue au moins trois ans à l’avance et pourra varier d’une espèce à l’autre. D’ici là, les pièges autorisés aujourd’hui pour ces mêmes espèces continuent de l’être.»

Coyote piétiné à mort

So so so, Solidarité !

Dès que la nouvelle concernant cette carte de Noël de Justin Trudeau a été publiée dans les journaux et sur le Net, en guise de solidarité, une ribambelle de trappeurs, chasseurs, journaleux, journalistes, politiciens Québécois et Canadiens se sont aussitôt manifestés, en écrivant divers articles ou en les commentant, en applaudissant le geste du député libéral tout en soutenant vigoureusement l’industrie canadienne de la fourrure. Le président de l’Association canadienne des propriétaires d’armes à feu,  a même fait parvenir une lettre à Justin Trudeau pour le féliciter:

22 décembre 2010

La fierté canadienne

Au député Justin Trudeau

«Cher monsieur Trudeau,

En temps normal,  je serais en désaccord complet avec vous, sur des sujets tels que la nécessité d’abroger la Loi sur les armes à feu.  J’ai été, par contre, agréablement surpris de vous voir encourager les chasseurs et les trappeurs canadiens, en portant de la fourrure, et appuyer son commerce. Le commerce de la fourrure a été le moteur derrière la libération de notre magnifique pays.  Malgré que je ne sois pas sur votre liste d’envoi de cartes de Noël,  j’ai eu la chance de la voir et quand je vois la fierté sur votre visage et ceux des membres de votre famille, c’est une image de fierté typiquement canadienne.  On retrouve cette même fierté sur les visages des membres de ma propre famille, lorsque nous venons de chasser un animal, ou lorsque nous protégeons notre foyer. Nous vous remercions de vous être éloignés de la politique urbaine superficielle, et d’avoir affirmé votre appui à la culture du plein air canadien.  Votre prise de position me rappelle le geste courageux de notre ancienne gouverneure générale, Michaëlle Jean, lorsqu’elle a dégusté avec fierté de la viande de phoque, aliment de base, non seulement pour notre peuple inuit, mais aussi pour les gens de Terre-Neuve.  La hargne des groupes radicaux antifourrure, dont vous êtes sûrement la cible en ce moment, est comparable à celle que subissent les propriétaires d’armes à feu, des groupes qui s’opposent à la possession d’armes à feu par la population civile.  Ces groupes sont souvent les mêmes dans les deux cas.»

Prince George, Colombie-Britannique, Canada

Mis à part l’insoutenable cruauté du piégage d’animaux sauvages ou de leur élevage, il faut aussi bien avouer que l’industrie de la fourrure est extrêmement polluante et qu’elle représente un danger pour l’environnement:  pollution des eaux, eutrophisation des milieux aquatiques, émissions d’ammoniac dans l’atmosphère… bref, elle engendre les mêmes problèmes que ceux créés par l’industrie de la viande ou celle du cuir.  

L’énergie nécessaire pour produire un manteau en fourrure d’animaux d’élevage est 20 fois supérieure à celle nécessaire pour produire l’équivalent en fausse fourrure. 
Voici une comparaison:  

Un manteau en fourrure synthétique emploie l’équivalent de l’énergie produite par la combustion de 4,5 litres d’essence.

Les animaux capturés dans la nature nécessitent une énergie équivalente à la combustion de 15 litres d’essence.

Le rapport en énergie nécessaire pour la confection d’un manteau façonné dans l’industrie de la fourrure est égal à la combustion de 300 litres d’essence.

L’entreposage d‘un manteau de fourrure dans des voûtes réfrigérées utilise 100,000 BTU, soit 80% du coût total en énergie pour la fabrication d’un manteau synthétique.
Donc, un manteau en fourrure synthétique est moins polluant et consomme moins d’énergie.

De plus, la fabrication d’un manteau en fourrure synthétique ne cause pas les atroces souffrances engendrées par les élevages intensifs d’animaux à fourrure ou le cruel piégeage des animaux dans la nature et c’est déjà le point le plus important… Mais, à mon avis, si l’on veut vraiment être écologique, vaut mieux se passer aussi de la fourrure synthétique.  

Plus d’infos sur le piégeage et l’élevage des animaux à fourrure au Québec

Filed by non-a-la-cruaute at décembre 26th, 2010 under Blogroll
No comments on this post yet

décembre 16, 2010

Noël ou toutes autres Fêtes religieuses: En tout temps, on peut manger sans massacrer des animaux

Des groupes de défense des animaux de l’Europe et du Canada ont produit il y a trois ans, une vidéo saisissante d’une durée de cinq minutes intitulée « Savent-ils que c’est Noël ». Toujours très d’actualité, la vidéo montre des images d’actes de brutalité infligés chaque jour aux animaux de ferme partout dans le monde, sur la trame musicale du chant religieux «Sainte Nuit».

Ce film est un plaidoyer et une prière pour les centaines de millions d’animaux qui sont consommés pendant les réjouissances et les repas familiaux qui ont lieu à ce moment de l’année, sans qu’aucune pensée ou pitié ne leur soit accordée, ou si peu. Le film comporte des séquences de film et des images prises par des enquêteurs de Stop Gavage/L214 (France), Varkens in Lund (Pays-Bas), Der en Recht (Pays-Bas), PETA (États-Unis) et un organisme de protection des animaux canadien.

« Nous espérons que la vidéo saura toucher le cœur des gens et faire en sorte qu’ils réévaluent leurs relations avec les animaux dont la dignité et la vie sont sacrifiées pour notre plaisir gustatif », a déclaré Lynn Kavanagh, de la Coalition canadienne pour la protection des animaux de ferme.

« Les pratiques horribles des fermes d’élevage intensif ont cours dans tous les pays industrialisés, y compris le Canada. Le film en fournit la preuve », a mentionné Stephanie Brown, également de la Coalition canadienne pour la protection des animaux de ferme. « Il n’est pas rare de voir des cochons gravement blessés et mourants être abandonnés sans traitement médical, ni nourriture, ni eau, ni paille sur laquelle se coucher », a-t-elle ajouté.

Une image du film montre une truie souffrant d’arthrite se faire enfoncer un aiguillon électrique dans le vagin pour la forcer à avancer plus vite. « L’utilisation abusive des aiguillons est un problème permanent », a déclaré Mme Kavanagh. « Les conducteurs qui transportent des animaux au Canada ne reçoivent aucune formation obligatoire sur la manière de traiter adéquatement les animaux. C’est un problème », a-t-elle confié.

—————0————–

Si vous manquez d’inspiration pour préparer vos repas des Fêtes sans cruauté,  je vous invite à consulter les liens suivants:

Vivez Végé

Vegan à Montréal 

Aequo Animo

Filed by non-a-la-cruaute at décembre 16th, 2010 under Blogroll
No comments on this post yet

décembre 6, 2010

Chasse à l’orignal et braconnage au Québec

19 novembre 2010- Des patrouilleurs et auxiliaires à la protection de la faune du Québec, ont récemment découvert les corps de deux bébés orignaux massacrés sur le territoire de la ZEC (Zone d’exploitation contrôlée) Bas-Saint-Laurent (Québec), plus précisément à 75 pieds du chemin du Lac Mistigougèche, soit dans le même secteur où une femelle et son veau avaient aussi été braconnés il y a quelques années. 

Bébé orignal massacré pour le «fun»

 2ième bébé orignal massacré pour le «fun»

«La scène est révoltante. Les deux orignaux sont à quelque 20 pieds l’un de l’autre. Aucune trace de la femelle. A-t-elle été aussi ciblée par le ou les braconnier(s) et emportée ni vue, ni connue ? A-t-elle fui les lieux après le carnage, en délaissant, impuissante, ses rejetons ? Est-ce un individu frustré de ne pas avoir ciblé un mâle réglementaire en temps légal qui a déchargé son arme sur les veaux ? Ou a-t-il été surpris, après son acte illégal, le forçant à quitter prestement les lieux?» 

Toute personne pouvant fournir des renseignements qui permettraient de retracer le ou les individus à l’origine de ce méfait est priée de contacter, et ce, en toute confidentialité, les agents du Service de la protection de la faune du Québec au 418 727-3516. 

Filed by non-a-la-cruaute at décembre 6th, 2010 under Blogroll
No comments on this post yet

novembre 6, 2010

Chasse à l’orignal au Québec: Parade des têtes !

quebechassealorignal4.jpgAu Québec, en période de chasse, il n’est pas rare de croiser sur sa route, des chasseurs à bord de leur camion, exposant fièrement à d’autres automobilistes ou aux piétons, le spectacle écoeurant de têtes ou de corps d’animaux, dégoulinant de sang.  

Chaque année, des associations de chasseurs de diverses municipalités, villes ou villages du Québec, organisent la traditionnelle Parade des panaches. À bord de «chars allégoriques, de 4×4, ou à défaut de leur bagnole, les chasseurs déambulent fièrement dans les rues, avec les têtes des orignaux qu’ils ont abattus. 

 quebechassealorignal2.jpg

 La journée se poursuit dans un chalet, une auberge, ou sous un chapiteau, et en soirée, tous sont conviés à un souper «bien arrosé», habituellement composé de viande «sauvage».  Plusieurs prix sont ensuite décernés. Le plus convoité étant bien sûr celui du plus grand panache.  Des prix en argent, des bourses et parfois même des véhicules tous terrains sont ensuite décernés aux chasseurs qui ont paradé avec les plus gros «trophées».  

 quebechassealorignal5.jpg

L’an dernier, au Québec, près de 30,000 orignaux (mâles, femelles et faons) ont été impitoyablement tués à l’arc, à l’arbalète, à l’arme à poudre noire et à poudre moderne (carabines et fusils à chargement par la bouche ou à culasse, sans douille), dans des parcs et réserves fauniques, des ZEC (Zones d’exploitation contrôlée), des pourvoieries, etc. etc.  Quelques semaines avant leur abattage, les animaux sont appâtés par les chasseurs afin de les attirer sur leurs sites de chasse: salines, pommes, citrouilles, maïs, etc. etc. sont utilisés à cette fin.  

Honte à tous ceux et celles qui tuent pour le simple plaisir de tuer.

Bébés orignaux massacrés pour le «fun» 

Braconnage d’orignaux au Québec

Braconnage d’orignaux au Québec

Braconnage d’orignaux au Québec

Filed by non-a-la-cruaute at novembre 6th, 2010 under Blogroll
No comments on this post yet

juin 14, 2010

Mort au blaireau

Comme l’on sait peut-être, il y a blaireau et blaireau. Ne pas confondre notre prodigieux animal - un assez bon imitateur de l’ours, non ? - et ces innombrables imbéciles, vulgaires et souvent méchants, qui hantent les chemins du paradis. L’argot, que je vénère pourtant, a donné aux sombres connards le nom même du croqueur de lombrics et d’escargots. Bah, il faut bien s’en accommoder. En revanche, rien ne nous oblige à supporter l’arrêté que vient de m’envoyer Joelle, et qui me foudroie sur place. Je résume : le préfet de la Côte d’Or vient de faire un cadeau insupportable aux chasseurs du département. Lesquels ont le droit depuis le 4 mars, et jusqu’au troisième dimanche de septembre, de buter autant de blaireaux qu’ils le pourront dans une vaste zone du département incluant dix cantons, dont Pouilly-en-Auxois.

bebesblaireaux.jpg

Quelle est la raison de cet arrêté ? Excellente. Il s’agit de limiter la propagation de la tuberculose bovine, dont les blaireaux seraient les vecteurs. Je ne me suis pas transformé en médecin-chef vétérinaire, pas encore, mais je peux en préambule vous dire une chose simple, m’appuyant sur un savoir reconnu. Ce qui suit est extrait d’un article indiscuté paru dans la revue Epidémiologie et santé animale (50, 127-143) en 2006, sous la signature de quatre spécialistes de l’Afssa et de l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Voici : « Le plan de lutte collective contre la tuberculose bovine, véritablement commencée en 1954 après une phase infructueuse de prophylaxie libre et individuelle à partir de 1933, a abouti en 2001 à la reconnaissance de l’état indemne de la France par l’Union européenne : d’un taux d’environ 25 à 30% des élevages infectés au début, notre pays est passé à quelques (petites) dizaines de foyers résiduels aujourd’hui. Le succès est incontestable ».

Il est possible que le préfet de la Côte d’Or dispose d’autres informations, mais ce serait alors le moment de les rendre publiques, car pour les blaireaux - les beaux, les vrais -, le temps est désormais précieux. 2 000 auraient déjà été massacrés dans le cadre de ce qu’il faut bien appeler un plan d’éradication. Laissons de côté, par commodité, le débat sur la tuberculose bovine, que je ne saurais d’ailleurs mener sérieusement. Laissons, et concentrons-nous sur l’arrêté-scélérat. Oui, il y a des lois scélérates et des arrêtés-scélérats. Celui-là restera. Il restera, car sous couvert de prophylaxie, comme si souvent par le passé, il exprime à mes yeux une haine profonde de l’animal. Vous jugerez par vous-même, car j’ai placé l’intégralité de l’arrêté dans la partie Commentaires, où vous pourrez le lire.

Je n’ai pas le temps d’un traité, mais les considérants sont bel et bien de nature fantastique. Son auteur - gloire, gloire ! - ne sait pas très bien ce qu’il doit avancer. Le tout est d’une confusion rare. On ne sait pas si l’on veut parler de dépistage - évoqué pour les sangliers et les cerfs - ou d’abattage, ce qui n’est pas tout à fait la même chose lorsqu’on est un blaireau de la Côte d’Or. On ne donne presque aucun chiffre précis, qui aurait permis d’avoir une idée sur l’éventuelle progression d’une éventuelle épidémie. Exemple : combien de cas de tuberculose bovine depuis 2002 ? Mystère. Exemple : combien de cas de tuberculose découverts dans la faune sauvage depuis 2002 ? Mystère. Malgré l’absence de toute mise en perspective, il apparaît pourtant indispensable de « prévenir la circulation de la tuberculose au sein de la population animale sauvage ». Et l’on termine en beauté par une vulgaire pétition de foi qui ne se peut déduire, logiquement, de ce qui précède : « Pour arriver à prévenir cette circulation, il convient de diminuer les populations de blaireaux ».

deterragedeblaireaux.jpg

 Le déterrage, ou vénerie sous terre, est une pratique de chasse extrêmement cruelle.

Les déterreurs insèrent des chiens dans le terrier et bouchent les entrées. Les chiens doivent acculer l’animal au fond du terrier le temps que les déterreurs creusent un trou. Ensuite, les animaux sauvages (blaireau, renard, ragondin) sont « arrachés » de leur terrier avec des pinces en fer, puis généralement tués à la dague ! L’animal souffre énormément : Morsures par les chiens (et combats violents), éventuels coups de pelles et pioches, capture brutale avec la pince métallique et mise à mort douloureuse à la dague !   Les déterreurs créent même des championnats de déterrage !

Roule ma poule, et prépare mon bazooka. Par un simple assemblage de phrases disjointes, comme le seraient les planches d’un meuble de guingois, une autorité administrative donne ainsi le droit de tuer des êtres vivants par milliers. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, je place très bas la signature d’un haut-fonctionnaire, capable de toutes les contorsions, de toutes les manipulations, même pis. Je préfère ne pas y insister. Quoi qu’il en soit, la fédération de chasse du département est donc à la noce depuis le 4 mars, et pour elle, rien de trop beau. Fromage et dessert. Carnage et fun. Mais voyons ensemble.

D’abord le ton, militaire et glacial : « Des opérations d’élimination de blaireaux sont ordonnées ». Ou encore : « Les animaux prélevés seront placés dans des sacs étiquetés et numérotés ». Ensuite, les armes. En dehors des missiles Exocet, je ne vois guère ce qui serait oublié. On a le droit, outre les barbares techniques de déterrage jusqu’au fond du terrier de la bête, d’utiliser des colliers à arrêtoir - « y compris en gueule de terrier » - que l’on placera dans les coulées où se faufile le blaireau. Les tirs de nuit, « y compris avec des sources lumineuses », sont aimablement offerts pour le même prix. Enfin, la rédaction follement laxiste dans la forme est comme un message subliminal adressé aux tueurs.

 deterragedeblaireau.jpg

On n’est pas obligé de me suivre, mais je juge ce dernier point évident. On entend que les chasseurs tuent en masse, se défoulent et soient heureux de réduire en pâtée d’admirables animaux qui ne demandaient qu’à vivre. Je ne prendrai que deux derniers exemples. Le premier, qui vaut son pesant de cynisme : « Ces opérations devront prioritairement être mises en œuvre à proximité des parcelles où pâturent les bovins des cheptels infectés par la tuberculose bovine et des zones où ont été détectés des sangliers reconnus infectés par l’agent de cette maladie ». Vous remarquerez par vous-même le sens véritable de cette phrase. Pour la frime, on prétend donner une « priorité » à quelques parcelles, mais chacun sait, le rédacteur du texte en premier, que ce ne sera que mise en bouche meurtrière. Quand la lourde colonne des 4X4 et des bedaines sera lancée, elle poursuivra son chemin jusqu’au bout.

D’ailleurs, faut-il continuer d’argumenter ? Lisez avec moi ce laisser-passer, ce laisser-tuer en bonne et due forme : « La déclaration de piégeage en mairie ainsi que le compte rendu annuel des prises ne sont pas nécessaires ». Un seul mot d’ordre, car c’est en effet un ordre : mort au blaireau. On voudrait habiter ailleurs, avec d’autres que ceux-là.

Publié le 9 juin 2010

(*) En 1999, Vladimir Poutine déclarait qu’il fallait « buter les Tchétchènes jusque dans les chiottes »

http://fabrice-nicolino.com/index.php/

Filed by non-a-la-cruaute at juin 14th, 2010 under Blogroll
No comments on this post yet

Next Page »

Devenez fan de mon Blog :


Créer un Blog | Nom Domaine | Créer Forum | publicité | Tags | Signaler Abus
culture | actualités | politique | bebe | finance | justice | ecologie | sport | job
net | grossesse | jeux | droit | voyage | design | livre | internet | grippe | photos